22 septembre 2008
Après l’échec du rachat de l’opérateur nordique TeliaSonera en juin, le pdg de France Télécom, Didier Lombard a fait part la semaine dernière dans les colonnes du Financial Times (FT) de ses ambitions en Afrique. Acteur majeur du marché continental, la compagnie française a annoncé, par la voix de son patron, son désir d’étendre ses activités dans les régions anglophones.
Des déclarations suivies dès le lendemain par le lancement de ses premières offres au Kenya. En attendant un prochain « rebranding », les services Orange sont pour le moment proposés par Telecom Kenya, contrôlé à 51 % par l’opérateur français depuis décembre 2007. Un investissement que France Télécom espère rentabiliser au plus vite. Le business plan de l’opérateur prévoit de tripler le nombre de ses clients en un an en passant de 500 000 à 1,5 millions d’utilisateurs. Le marché national est pour l’heure dominé par Safaricom, pionnier du transfert de fonds par téléphone (M-Pesa).
Lors de son interview au quotidien économique britannique FT, Didier Lombard a également indiqué ne pas envisager de rapprochement avec le Sud-Africain MTN ou l’Egyptien Orsacom qu’il estime évalués au prix du marché, c’est à dire trop chers. Les investisseurs se souviennent encore de l’énorme dette accumulée par France Télécom au début des années 2000 dans le cadre de son développement international. Selon Marc Rennard, vice-président de France Télécom en charge de la zone Afrique et Moyen Orient, interrogé par le site Afrik, de nouveaux projets d’acquisition plus modestes pourraient voir prochainement le jour en Afrique de l’Ouest et dans une Ile située à l’Est du continent. La piste d’une prise de contrôle de l’opérateur public Algérie Télécom, cible de longue date, semble elle se refroidir. Mais sait-on jamais ?
Laisser un commentaire » |
Uncategorized |
Permalien
Publié par afrique360
18 septembre 2008
Google veut connecter la moitié de la planète à Internet. Associé à la banque HSBC et au magnat du câble, John Malone, le leader des moteurs de recherche a annoncé le 9 septembre la commande de 16 satellites à la société Thales. Placés en orbite basse, ils seront en mesure de couvrir une zone de 45 degrés de part et d’autre de l’équateur et d’offrir un service aussi performant que les réseaux en fibre optique. L’investissement total atteint 750 millions de dollars. Dans un premier temps, les partenaires ont contribué chacun à hauteur de 20 millions. 5 millions supplémentaires ont été apportés par l’institution financière Allen & Company. D’autres investisseurs pourraient les rejoindre.
Le nom du projet, O3b, signifie « The others 3 billion », soit en français « les autres 3 milliards ». Une référence directe aux personnes qui dans le monde n’ont pas à un accès haut débit à Internet . L’Afrique, l’Asie et l’Amérique Latine seront parmi les premiers bénéficiaires. Le représentant de Google, Larry Alder a indiqué que les abonnements pourraient dans certaines régions baisser de 95 pour cent grâce à cette nouvelle liaison satellitaire.
Fondateur de O3b, Greg Wyler, annonce une mise en service avant la fin 2010. Les bandes passantes seront proposées aux opérateurs télécoms qui partout sur la planète ont déjà installé des réseaux sans fil destinés au téléphone portable. La société Globalstar qui fournit aussi des communications par satellite va également développer ses services en utilisant la même technologie.
L’Afrique pourrait être le grand gagnant du projet O3b. L’engouement des populations sur le continent pour le GSM favorise l’émergence de nouvelles applications : transferts d’argent, bourse d’échanges de produits agricoles… Connecté à l’Internet haut débit, le mobile deviendrait un véritable mini PC pour bon nombre d’Africains.
Laisser un commentaire » |
Uncategorized |
Permalien
Publié par afrique360